Préalable : Démarche de préfiguration« Territoire Iso »
La démarche proposée s’appuie sur la nécessité d’affirmer le concept de « qualité et de durabilité » des territoires sous les angles environnemental, de compétitivité économique, de respect des normes sociales et de gouvernance. Divers fils d’expériences et projets professionnels en ont constitué la référence à l’occasion de dynamiques locales de mobilisation sur la réussite et le positionnement des territoires de notre époque [1].
Des acteurs comme Michèle Pappalardo, Commissaire générale au développement durable, auprès du Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat ont été sollicités pour promouvoir la démarche en cours. Des contacts sont engagés avec les dirigeants d’entreprises françaises de taille régionale, nationale et internationale ; et avec des leaders de collectivités dont les échelles de territoires sont susceptibles d’être intéressées.
1- Objectifs
- 1- Fédérer via une démarche bottom-up, les acteurs locaux publics, privés ou civils ayant engagé ou susceptibles d’engager une ou plusieurs actions de certification / conformité Iso (14001, 26000) ou autres (Sa8000, Afaq1000NR, qualité, labels, notation) à la fois en déployant des référentiels partagés, et en contribuant à l’interaction des préoccupations autour du DD et de la réussite des territoires, des hommes qui y vivent et des activités économiques.
- 2- Mettre en évidence les points convergents ou divergents dans les démarches d’analyse des processus ou de certification engagées par les acteurs afin d’identifier les axes de progrès pour les territoires retenus.
- 3- Favoriser la mutualisation d’informations utiles à d’autres acteurs et territoires s’engageant dans une semblable dynamique locale.
Par ailleurs
- Inviter des acteurs, déjà engagés, à approfondir le sujet en explorant tel ou tel processus d’analyse non utilisé par eux à ce jour, parmi les choix suggérés.
- D’autres acteurs pourront décider de s’engager dans un processus d’analyse donné en bénéficiant de l’éclairage des uns et des autres et des expériences accumulées.
2- Enjeux
- 1- Cerner, via une analyse audit / des débats / l’identification des préoccupations des cibles : les interactions mutuelles - positive, négative ou en devenir - des activités, afin d’en déduire les pistes de progrès ou de contradiction, nécessitant d’éventuelles arbitrages entre les acteurs concernés.
- L’analyse doit comporter trois directions :
- ce qui importe à l’organisation concerné (en particulier les pressions du marché sur les chaînes d’approvisionnement ; sans sous-estimer les questions d’hygiène et sécurité, de stress au travail, de respect du droit du travail…),
- ce qui peut intéresser / interpeller les pratiques d’autres acteurs,
- ce qui peut être partagé en mutualisant connaissances et bonnes pratiques.
- La présence des collectivités doit être concomittante avec d’autres acteurs locaux privés et civils.
- Les organisations engagées dans un ou plusieurs volets de certification / qualité , doivent voir leurs propres démarches mises en synergies avec les autres acteurs du territoire concerné et bénéficier d’approches comparatives.
- Les pistes de progrès doivent être mises en perspective face aux mutations qu’impose la société numérique, tout en veillant aux lignes de forces traditionnelles des facteurs identitaires, culturels, économiques et de savoirs.
2- Favoriser la juxtaposition de projets d’excellence en prenant en compte, à partir du terrain, tous les enjeux en présence sur un territoire donné. La somme des excellences n’étant pas l’excellence du tout ; les démarches, parfois contradictoires, doivent être ouvertes aux initiatives locales, conjuguées et inscrites dans un processus pérenne. 3- Axer la démarche au plus près des processus et activités courantes des organisations. Ceci avec le souci de rassembler et surtout d’interconnecter le maximum d’acteurs du territoire tout en parlant un langage compréhensible. 4- Construire ainsi le socle de référence d’un territoire positionné développement durable et régulièrement « remis sur le chantier ». 5- Conforter des dynamiques de quantification et d’évaluation - indicateurs, tableaux de bord - pour :
- situer les territoires entre eux,
- favoriser la mise en perspective et le suivi des axes de progrès au niveau de chacun des territoires,
- mobiliser les acteurs, leurs équipes opérationnelles, les habitants des territoires.
3- Méthode : Evaluation / Diagnostic, Synthèse, Diffusion, Capitalisation
Référents :
- Approche bottom-up : chacune des cibles apporte sa partie, sa vision, son expérience ; même si elle semble partielle au vu de la globalité de la démarche.
- Mise en commun des préoccupations des organisations locales et non processus analytique « maîtrisé » de haut en bas. Chacune des méthodes d’analyses (certification, label…) ayant son propre processus doit pouvoir le dérouler pleinement, en interface avec les autres méthodes d’analyses possibles.
- Analyse à partir des processus opérationnels dans les activités de production ou de services des organisations. [2].
- Aide de bureaux d’études - experts référencés et opérationnels, acceptant de collaborer entre eux et ayant des compétences dans les domaines du développement durable, de l’analyse des systèmes - processus, organisation et information -, du management des ressources, de l’analyse de la valeur et de la coopération [3] [4]
- Démarche régulièrement remise en chantier à l’image des processus de certification iso.
- Gouvernance par l’équipe locale constituée via des pratiques collaboratives et la transparence / information des populations du territoire.
4 phases peuvent être envisagées :
- Phase évaluation / diagnostic
Faire un bilan, via une écoute / identification des acteurs, reformulation des demandes, analyse des réalisations produites. Ceci en se plaçant dès le départ vis à vis de l’ensemble des acteurs avec un leader local contribuant à l’interconnexion des organisations concernés. Selon les territoires et les besoins locaux, des méthodologies différentes et concomitantes pourront être envisagées.- Phase synthèse des bonnes questions avec panel de solutions à valeur ajoutée, axes à approfondir par l’organisation au regard du positionnement DD du territoire (cf les 10 points du référentiel ci-dessus).
- Phase diffusion
Faire connaître les principaux retours et bonnes pratiques identifiées, en veillant à une évaluation comparative des résultats obtenus et des méthodologies utilisées et en se situant dans la société numérique de notre époque.- Phase capitalisation
Via les retours d’expérience , capitalisation des méthodologies, faisabilité des solutions préconisées (risques / enjeux / potentiels / coûts), indicateurs de performances, procédures à mettre à disposition des territoires souhaitant s’engager dans une démarche semblable.
4- Contexte : développement local, durable et réussite des territoires
- 1- Contexte local du développement durable
- Le développement durable doit se travailler dans sa dimension locale des territoires et sous les trois volets classiques (environnement, compétitivité économique, responsabilité sociale).
- Les analyses de processus et les dynamiques de certification doivent veiller à s’appuyer sur l’existant, utiliser un langage accessible, valoriser les savoir-faire locaux, aborder les questions de stratégie tant pour l’organisation auditée que pour le territoire.
- 2- Interaction avec les démarches existantes.
- Envers les Agendas 21, les démarches sont complémentaires : il y a des territoires où la démarche Agenda 21 va trouver à s’appliquer et d’autres pas car il n’existe pas de collectivité dominante. Dans les Agendas 21, il y a un chef d’orchestre ; la démarche proposée ici, repose davantage sur une approche bottom-up de fédération d’acteurs .
- Le but est de combiner des méthodes spécifiques ; pour être plus souple et ancré dans le territoire. La démarche est évolutive, avec un processus de constante remise en chantier.
- 3- Thématiques en mouvement, interfaçant avec les nouveaux potentiels du DD :
- L’échelle de projets peut concerner, de façon continue ou discontinue, plusieurs territoires géopolitiques.
- Les pratiques de mobilité numérique influent sur les déplacements, la localisation des activités, les consommations d’énergies.
- Les bassins d’emplois sont en mutation (adéquation emploi local - vie locale). Le télé-travail n’est qu’une des facettes.
- Les objets communiquants confortent la surveillance des activités environnementales [5].
- La valeur ajoutée des nouveaux produits et services porte sur l’adéquation aux usages numériques ou classiques, autant que sur leur caractère marchand ou gratuit [6].
- Les filières des technologies propres doivent être prises en considération [7]. Idem pour le secteur logistique et le traitement du dernier km avec des modes doux [8].
- 4- Intégrer le changement dans une société de la complexité et insécurisée
- Prendre en compte la bonne échelle des territoires (ce qui peut fédérer l’action convergente d’organismes concernés par l’analyse des processus et les dynamiques de certification).
- Situer les bonnes questions, les axes de progrès convergents avec une remise à plat régulière [9].
- Conforter la diversité des méthodes et des approches (Agenda21, Empreinte écologique, Etiquette environnementale, Iso14001, Sa8000, Démarche qualité, Notation, EcoLabel…), souvent engagées selon des angles spécifiques ou limitées à certaines organisations.
- Partir des processus opérationnels qui « parlent » aux personnels des organisations ; en resituant les préoccupations et motivations.
5- Territoires expérimentaux
- Viser une échelle d’environ 15.000 / 20.000 habitants : l’échelle de chaque territoire étant délimité par le « périmètre de fédération d’acteurs » acceptant de travailler ensemble. Le territoire englobant des organisations déjà certifiés, en voie de certification ou susceptibles de s’y engager.
- Choisir des territoires variés mais comparables , facilitant une véritable gouvernance collaborative et le contact direct. Il peut s’agir d’espaces de vie, de projets, de marchés qui ne soient pas sous l’égide d’un acteur particulier.
- Songer par ex aux modalités de travail dans des territoires frontaliers ou les quartiers alliant centre/périphérie.
6- Repères économiques et de coûts
Processus d’audit, débats, identification des préoccupations, restitution… ont un coût pour :
- les territoires concernés : modalités à définir pour les collectivités locales ou les entreprises souhaitant s’y associer. Ce coût étant différent pour la phase diagnostic et les autres (cf ci-dessus).
- les compétences d’expertises : elles doivent être rémunérées pour leur expertise et conjointement doivent considérer la participation à ces expériences comme un champ d’investissement pour elles et de détermination d’un marché d’expertise à valoriser.
- l’usage de l’espace internet favorisant les pratiques collaboratives et la diffusion des connaissances sous la responsabilité de leurs auteurs.
Modalités financières envisageables
- Financement national et européen,
- Financement par quelques partenaires (grandes entreprises, acteurs publics ou financiers accompagnant les innovations),
- Financement par les collectivités des territoires concernés,
- Financement par les entreprises et acteurs locaux affirmant leur ancrage local et leur positionnement / visibilité sur DD.
7- Résultats attendus pour les territoires et pour les organisations concernées
3 intérêts majeurs pour les territoires :
- Fédérer le « faire travailler ensemble » dans un processus structuré et sur un territoire ad hoc.
- Déterminer des axes et programmes opérationnels convergents avec évaluation et régulièrement « remis sur le chantier », en assurant continuité sur le moyen terme.
- Assurer une forte visibilité des territoires « validés » dans cette démarche comme Territoires de Développement Durable.
Les acteurs eux-mêmes vont y trouver :
- Elargissement de leur vision opérationnelle du développement durable,
- Enrichissement de leur pratique professionnelle par confrontation constructive avec d’autres acteurs des territoires,
- Valorisation de leurs initiatives et mise en synergie autour de leur positionnement institutionnel ou économique.
Repères Documentaires succincts sur les types de certifications ou labels
- Wikipédia Agenda21
- Wikipédia Iso14001
- Wikipédia Iso26000 - Attention, la norme 26000 n’est pas une norme certifiante, mais davantage une recommandation, un cadre permettant à l’organisation de devenir plus conforme aux textes reconnus et aux exigences mondiales.
- Afnor Développement Durable - Cf en téléchargement, version 26000 de déc 2008 traduite par Afnor
- Iso 26000
- Rappel, la norme Iso 26000 est établie avec un maximum d’acteurs : gouvernements, industrie, consommateurs, organisations syndicales, ONG et SSRO (pour Service, études, recherches et autres). Elle devrait être publié en 2010. Le document final devrait prendre en compte des thématiques telles que : les trois piliers du développement durable, la gouvernance, l’environnement, la prise en compte des consommateurs, les relations et conditions de travail, les droits de l’homme, les bonnes pratiques des affaires et la contribution au développement des communautés et de la société.
- Wikipédia Empreinte Ecologique
- Wikipédia Sa8000
- Wikipédia EcoLabel
- Wikipédia Label de Qualité
- Wikipédia Agence notation
- Pratiques Collaboratives
Si vous vous sentez concerné, merci de remplir le questionnaire ad hoc pour une prise de contact :



